Le marché de l'apprentissage se détend grâce aux contrats tardifs

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Paru le 31 Août dans 24heures

Le nombre de contrats augmente. Notamment en favorisant les signatures de la dernière chance

La dernière idée imaginée pour soutenir la création de places d'apprentissage a porté ses fruits. Septante-trois contrats "last-minute" viennent d'être signés après la date légale du 31 juillet. Conçu ce printemps, le dispositif met en relation les employeurs qui se décident au dernier moment et les jeunes qui n'ont encore rien trouvé.

"Quand on a démarré, nous pensions arriver à cinq contrats supplémentaires et on en a septante-trois!" se réjouit Sylvie Roldan-Dessenne adjointe à la Division de l'apprentissage. Lancée le 1er juillet, l'opération a permis aux employeurs de contacter la Division apprentissage, pour faire part de leur besoin du moment. La Division a transmis les requêtes à l'Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle qui, lui, avait les noms des jeunes en quête d'emploi.

"Une nouvelle chance"

Christelle Freiholz, adjointe au chef du Service du personnel de la Ville de Morges, a bénéficié de l'ouverture : "Cette année, nous n'étions pas sûrs que l'un de nos apprentis allait passer son CFC." Difficile, dès lors, d'engager le suivant sans savoir. "Au final, les examens ont été réussis et nous avons dû chercher sur le tard."

Le service a-t-il craint de tomber sur des postulants moins brillants, déjà écartés par d'autre patrons? "Non, commente François Delaquis, chef de Christine Freiholz. Nous étions prêts à prendre quelqu'un qui pouvait avoir potentiellement des difficultés. On nous a présenté trois ou quatre dossiers. Tous tenaient bien la route et les jeunes étaient motivés."

L'histoire s'est terminée par l'engagement de Maïté Taruffi, 21 ans, qui, elle, a raté son CFC après son apprentissage à... l'Etat. Le service de la Santé publique pour lequel elle avait travaillé n'allait pas la reprendre en cas d'échec. Une chance pour la jeune femme que la Commune de Morges n'ait pas la même politique.: "J'estime intéressant de donner une nouvelle chance", dit Christine Freiholz.

Une aide précieuse

Autre exemple, Laure de Gennes, co-fondatrice d'eboutic.ch, un site d'e-commerce démarré en 2007, mène une boîte de 50 personnes : "Il n'y a pas d'école pour notre métier et il faut donc former des gens. Nous avons décidé d'engager un apprenti assez tard dans l'année. L'Etat nous a vraiment aidés en nous mettant en contact avec quelqu'un qui a l'air de bien coller. C'est génial, car il faut une bonne dose de réactivité dans le travail avec les internautes."

La suite de l'article est disponible sous forme de pdf.

Par Lisa Bourgeois

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